Simon Espitallier

42532599_336082963865572_578826892736462848_nPeux tu nous raconter ton parcours dans le théâtre ?

J’ai commencé le théâtre avec le cours de comédie de Gilles Azzopardi à Marseille. J’avais déjà eu une première expérience étant jeune adolescent où je m’amusais à reprendre des sketches d’Elie Kakou et de Jean-Marie Bigard (hé oui ! Faut bien commencer quelque part), expérience que j’ai prolongé plus tard au lycée en option pour grappiller des points pour mon baccalauréat mais qui ne m’avait pas convaincu à cette époque, les cours au lycée étant trop tourné vers la danse contemporaine. Les cours de Gilles Azzopardi m’ont beaucoup apporté, l’idée d’une troupe est venue plus tard et on m’a proposé d’en faire partie.

Comment as-tu intégré « la compagnie les improbables »?

Au départ, je m’amusais à écrire des textes que je déclamais dans certains bars, je faisais alors partie d’une association de Slam. J’ai eu un moment l’envie de faire plus que de déclamer des textes, j’ai demandé autour de moi s’il y avait des cours de théâtre. C’est à ce moment que j’ai rencontré Lionel avec qui j’ai partagé la scène de mes début de scène étant adulte dans le cours de Gilles Azzopardi. Et de là la troupe des Improbables est née.

As tu un souvenir ou une anecdote à nous raconter depuis que tu es Improbable ?

J’ai le souvenir d’une soirée passée dans le cadre d’un festival amateur à Pertuis. La particularité de ce festival c’était qu’il y avait après chaque spectacle un débrief entre les comédiens, le public et des professionnels. Après une représentation d’une troupe qui jouait la lecture d’une œuvre sur la crise des subprimes autrement dit une interprétation très politisée. Nous nous sommes retrouvé dans le débriefing à débattre des différentes idées sur la représentation donnée, de nombreuses questions ont été posées et notamment beaucoup issues d’une seule et même personne du public membre du groupe ATTAC et qui passait son temps à remercier telle ou telle autre personne pour le prêt de camionnette, de tracts ou autre. Cette confrontation entre comédiens et public s’éternisant, l’heure tardive avançant puisqu’il était déjà 23h et qu’un repas était prévu derrière. On sentit un ras-le-bol s’installer, lorsque cette personne d’ATTAC commença à poser de nouveau une question sur l’économie mondiale du Yen, du dollar et de l’euro. Un des comédiens se leva subitement pour aller aux toilettes, et tout le monde l’imita, laissant ce pauvre militant d’ATTAC sur le carreau. Et à ce moment, une chose que l’on n’avait pas relevée dans la salle où l’on se trouvait, c’était un orgue de barbarie avec une petite vielle au commande. Et donc quand tout le monde se mit en branle pour se diriger vers les tables pour la ripaille. La petite vieille qui se trouvait à l’autre bout de la salle se mit à jouer avec cet instrument vieillot à manivelle la musique du film « Les aventures de Rabbi Jacob ». Devant l’incongruité de la situation et ce pauvre activiste qui s’époumonait seul dans le vent avec ses questions politiques accompagné de la musique caractéristique du film avec De Funès. Nous nous sommes mis à exploser de rire… Un fou-rire effroyablement mémorable.

Que t’apporte le théâtre ?

Rien en terme financier mais beaucoup intérieurement. Le fait de jouer demande de la concentration et un travail en amont et toutes les sensations ressenties sur scène, c’est la récompense. Et c’est particulièrement cette récompense que je m’empresse d’attendre chaque fois que je monte sur les planches.

As tu des auteurs ou des styles que tu apprécies particulièrement ?

Beaucoup d’auteurs et de styles m’intéressent… Du classique au contemporain, je n’ai pas vraiment de préférence ou de pièces préférées. J’aime le côté humain, c’est ce qui m’attire le plus dans une œuvre théâtrale.

Ton plat préféré ?

Les patatas bravas parce que c’est rigolo à dire…. Patatas bravas hé hé hé !

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